Transfer-interrupted…

La psychanalyse vue par les analysants et avec humour

Pourquoi faire une psychanalyse ?

Marga, · Catégories: Psychanalyse

Je veux faire une analyse pour apprendre à bien vivre, à bien aider, à bien aimer, à bien mourir.

Comme cette étudiante citée dans l’introduction de « Les triomphes de la psychanalyse » de Pierre Daco,  je souhaitais tout d’abord améliorer ma vie.

Mais c’est  lorsque c’est devenu  « trop difficile pour moi », que je me suis décidée.

Je suis entrée en thérapie avec un psychanalyste lacanien, avec deux séances par semaine.

Le travail a duré six ans. En lisant les pages du site, vous en saurez plus sur ces six années et sur la façon dont notre collaboration s’est terminée.

Mais ce n’était pas fini pour autant, ce n’est jamais fini même s’il y a une vie après la psychanalyse.

Ce que je peux vous dire, c’est qu’on peut vivre de plus en plus libre et heureux.

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Transfert, vous avez dit transfert ?

Marga, · Catégories: Psychanalyse · Étiquettes:

citation de J.D. Nasio, « Un psychanalyste sur le divan »

Le transfert désigne l’ensemble des affects tendres et hostiles qui lient un patient à son thérapeute. Au fil des séances, l’analysant peut aimer son analyste, se sentir protéger par lui, quelquefois le rejeter, parfois le désirer sexuellement, l’inclure dans ses fantasmes ou en rêver, et d’autres fois encore, il peut angoisser, craignant que le thérapeute ne se fâche ou l’abandonne.(…) Le transfert c’est cela : s’attacher à un analyste qui s’offre comme cible de l’amour et de ses avatars.(…)

Transférer consiste donc en ceci : projeter un amour ancien sur une personne dont vous voulons dépendre. Aussi le transfert naît-il d’un besoin de dépendance doublé d’un retour du passé (…)

C’est un phénomène inhérent à toute liaison affective.(…) Mais la différence entre le transfert ordinaire et analytique, consiste en ceci : nos transferts ordinaires, nous les vivons en toute innocence- et c’est heureux qu’il en soit ainsi !-, tandis que le transfert analytique est explicité par le praticien.

Justement tout l’art du psychanalyste est de dévoiler le transfert, en montrant à l’analysant que ses réactions affectives en séance sont les répliques
d’anciennes attitudes infantiles.

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Comment réussir sa psychanalyse ?

Marga, · Catégories: Psychanalyse · Étiquettes: ,

Peut-être que c’est le premier pas le plus important, le moment où l’on dit : Stop, où l’on se décide à demander de l’aide, à faire des choses pour soi, à se dire que ça ne peut pas durer ainsi, qu’il faut changer quelque chose…
La psychanalyse est un voyage, limité dans le temps, à la découverte de soi-même, avec à la clé le changement… salutaire. Il se fait à deux mais on peut changer de partenaire en chemin, changer de psy, aller voir ailleurs, essayer d’autres thérapies. Il est bon de savoir que ce voyage est aussi une relation humaine et que le transfert amoureux sera probablement présent, à vivre comme une histoire sentimentale avec ses joies, ses tourments et ses désillusions, et que de tout cela on peut guérir. Il faut se faire confiance, d’autres – et ils sont nombreux – ont vécu les mêmes questionnements, ont traversé les mêmes épreuves, et ils sont là pour témoigner que le bénéfice est immense en fin de compte.
Il y aura probablement une phase où l’on sera obsédé par sa thérapie, où en parler ou en entendre parler nous fera souffrir, où l’on cherchera dans toutes sortes d’écrits à répondre à la question fondamentale : Est-ce que mon psy m’aime ?
En parallèle, puisque c’est la souffrance qui nous mène à la thérapie, on pourra commencer à s’observer et à noter les particularités de nos comportements, à les relier à nos manques et à notre histoire. Parfois il faudra se jeter à l’eau pour oser dire des choses difficiles et pénibles qui sont tapies en nous et ont besoin d’être exprimées. Il nous faudra tendre l’oreille vers les ponctuations ou les « Pourquoi ? » du psy qui nous permettent d’entrevoir des alternatives, des modes d’action différents. Qui nous guident vers le changement.
Souvent il faudra ne pas retenir les larmes et accueillir les bouleversements et les prises de consciences émotionnelles qui sont autant de guérisons. Il faudra affronter la peur de déplaire, la honte, la crainte d’être rejeté, renoncer à dire des choses intéressantes, apprendre à se dire, s’autoriser aussi le silence. Il faudra aussi peu à peu apprendre à se défendre, à contester l’autorité du psy, à lui dire ses erreurs, à exprimer ses besoins. Il est bon de garder une dose de rancoeur envers son psy lorsqu’il ne comprend rien, ou est trop interventionniste, ou pas assez, lui aussi est responsable du bon déroulement de la thérapie, et responsable de ne pas nous montrer le chemin s’il trouve qu’on n’avance pas assez.
En même temps, on peut être indulgent envers son psy, car il est humain et ne pourra pas nous emmener plus loin qu’il n’est allé lui-même dans sa propre thérapie.

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La question de la formation en psychanalyse

Marga, · Catégories: Psychanalyse · Étiquettes: ,

Il s’agit d’une question insoluble, comme toutes les questions liées à la formation :

Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait…

Avec au départ un non-dit : il s’agit d’écarter en douceur de la profession tous ceux qui font peur : les obsessionnels, les paranoïaques, les névrosés plein de bonne volonté qui pensent être extrêmement psychologues, et projettent sur d’autres leurs conflits irrésolus dans une vision faussée de la réalité… J’étais de ces derniers au début de mon analyse. Ceux-là, on les décourage en douceur en leur promettant une formation longue et incertaine.

Pourtant rien n’interdit à un psychiatre ou à un psychologue névrosé de poser sa plaque pour tenter de guérir les blessures de l’âme des autres. Les forums du site « transfer interrupted » comportent de nombreux témoignages de patients bloqués dans un transfert (amoureux) interminable sans doute parce que leur thérapeute n’a pas appris à gérer cette situation. Cela s’applique aussi à un psychanalyste qui poserait sa plaque trop tôt, sans avoir poussé suffisamment loin sa psychanalyse personnelle.

Il est un autre point bien illustré par les réflexions de l’analysante que j’étais au sujet de la formation. Pour trouver l’information, il est nécessaire d’avoir résolu en partie ses inhibitions et phobies sociales. Ainsi la réponse à la question de la formation ne se trouve pas sur internet, elle se trouve dans les sociétés de psychanalyse avec lesquelles il va falloir un jour prendre contact. Il faudra oser téléphoner, obtenir des rendez-vous, essayer de se faire accepter, pour enfin se sentir à l’aise dans une famille psychanalytique. On peut supposer que ceux qui n’auront pas résolu leurs problématiques familiales seront plus nombreux à s’autoriser d’eux-mêmes ou à exercer leurs talents sur le net.

Le meilleur psychanalyste sera pour paraphraser – est-ce Camus ? -, celui qui aura le plus vécu, aimé, souffert. Celui qui pourra dire ou faire sentir à ses patients : moi aussi, j’ai vécu cela, j’étais comme vous, je connais bien la situation, j’ai encore ce genre de problème. Car les plaies de l’âme ne sont pas si nombreuses, finalement, pour ne pas être partagées par beaucoup, même si chaque histoire est unique. Ainsi, je ne crois pas à une formation théorique en psychanalyse, je ne crois pas qu’il faille s’abimer dans l’étude de séminaires jargonants le lacanien, je ne crois pas aux diagnostics, aux classifications, ni aux stades. Je crois que le psychanalyste doit avoir été confronté aux problèmes de la vraie vie et aux difficultés des relations humaines et en avoir guéri, ou tout au moins avoir pansé ses plaies.

Le psychanalyste devra aussi avoir guéri de la psychanalyse. C’est un peu cela s’autoriser de soi-même. C’est être capable de diversifier son répertoire technique et d’adapter sa méthode. C’est être clairvoyant sur les limites de ce type de thérapie, sur son peu d’efficacité, ses contre-indications, c’est refuser tout intégrisme et tout obscurantisme, c’est s’ajouter ce qu’on trouve. En un mot, c’est faire de sa pratique un art.

Margarita, ex-analysante.

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Transfert Contre-transfert

Marga, · Catégories: Psychanalyse · Étiquettes: ,

Est-ce que mon psy ou ma psy m’aime ? Voilà la question que vous vous posez si vous avez tapé transfert dans un moteur de recherche.

Extrait de mon journal

Ce jour-là, le psy avait oublié un verrou entre lui et moi. Que penser de ce contre-transfert ?

Il pansa mes plaies avec douceur, en termes choisis, en en disant juste assez : non, ce qui se passe dans la situation analytique n’est pas une illusion, il se passe quelque chose d’important, même si ce n’est pas ce qu’attend le patient dans la réalité. Oui, il arrive au psy de penser à ses patients en dehors des séances.

Je n’ai fait que chercher des réponses à cette question. Dans mes lectures, j’ai trouvé quelques éléments, notamment dans « Du côté de chez l’analyste » (voir Mes livres psy préférés) Au fil des témoignages sur les forums de transfer interrupted, il m’est apparu évident que certains psys ne savaient pas gérer le transfert, et que cela produisait des catastrophes.



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La psychanalyse et le workoholisme

Marga, · Catégories: Psychanalyse · Étiquettes:

Un domaine dans lequel ma psychanalyse a été une totale réussite, a été l’éradication de mon work-alcoolisme. Je me rappelle d’une étape de cette guérison, quand je me fécilitais le week-end, d’avoir bien travaillé. Maintenant, je ne glorifie plus le travail et je regarde d’un oeil mi-amusé mi-compatissant les êtres autour de moi qui y sont encore aliénés. Après quoi courent-ils, après quoi courrais-je, j’ai beaucoup de mal à le dire parce que cela offense la logique. Une gloire éphémère ? Un record ?

Je me rappelle qu’une de mes problématiques au début de mon analyse était cet écartèlement entre « travailler plus » et « travailler moins », et la sensation de souffrance liée à ce travail trop dur pour moi.

J’ai imprudemment déclaré à mon psy que je pouvais me libérer facilement (puisque je travaillais tout le temps), et il m’a choisi les pires horaires possibles, l’après-midi vers 14h. Deux fois par semaine, mes absences du travail ne pouvaient passer inaperçues. Elles ne pouvaient qu’avoir un effet catastrophique sur ma carrière, qui de toute façon, je le sais bien, aurait fini par s’effondrer d’elle-même.

Chaque fois que j’ai protesté contre ces horaires, mon analyste de déclarait : « Je vous assure que je vous octroie les meilleurs horaires possibles« . Et moi d’ajouter in petto « compte-tenu de ce que vous avez… »

De plus, il refusait de me « donner » un horaire le soir, arguant du fait qu’il risquait d’être trop fatigué.

Fatigué. Le pauvre. Mon mépris se déchaînait. Chez moi, on n’est jamais fatigué. Du moins je le croyais à l’époque.

Mon psy m’a montré mes limites. J’ai sursauté lorsqu’il a employé ce mot, je croyais ne pas en avoir… Il m’a fait découvrir les règles qui régissent le travail que d’autres mégalomanes que moi prétendaient sans règles. Cela m’aide beaucoup de savoir où m’appuyer.

La psychanalyse m’a appris à ressentir la fatigue et à connaître mes limites. Désormais je vois dans chaque période de suractivité une souffrance.

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La psychanalyse et les goûts et les couleurs

Marga, · Catégories: Changement, Psychanalyse

On change pendant une psychanalyse, mais ne vous y trompez pas, on ne se perd pas, on se retrouve : jamais je ne me suis sentie aussi en accord avec l’enfant que j’étais.

Un des changements notables que je voudrais relater, c’est l’abandon de la couleur rose, la couleur de la « petite fille à sa maman ». Je me revois très bien, essayant un vêtement rose vif au bout de deux trois ans d’analyse, et me disant que non, ça ne passerait pas auprès de mon psy ! Une personne qui m’est très proche m’a raconté qu’elle ne pouvait plus porter de couleurs vives, qu’elle n’en avait plus besoin pour être gaie ou pour se mettre en valeur, et qu’elle se tournait exclusivement vers les beiges et les couleurs naturelles. Je ressens le même attrait pour les vêtements tout simples et discrets au point d’être mal à l’aise si j’essaie un vêtement coûteux : vive la simplicité retrouvée !

J’ai raconté souvent que je pouvais désormais manger des poivrons, ces petits utérus, et même des concombres à la signification sexuelle évidente !

Pour ce qui est de mes lectures, je ne peux plus conseiller à personne les livres qui ont fait vibrer mon adolescence, ceux qui exaltaient le culte du héros et poussaient à accomplir des exploits de plus en plus extraordinaires car je sais maintenant que le héros n’est qu’un mythe ! De même, je ne suis plus attirée par les récits de souffrance qui entretenaient mon misérabilisme et mon masochisme.

Je peux maintenant voir des films comiques que je considérais dédaigneusement comme une perte de temps, et il m’arrive de rire aux éclats.

Quant à mes goûts musicaux, il s’agit d’un champ encore inexploré où tout est possible !

Comme il est beau de commencer une nouvelle vie à tout âge !

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La psychanalyse et l’art du temps

Marga, · Catégories: Psychanalyse · Étiquettes: ,

Bien entendu, le transfert aide à prendre l’habitude d’être à l’heure, pour ne rien perdre des séances tant attendues !

Si je ne suis plus en retard, c’est parce que je suis devenue réaliste au sujet de mon emploi du temps. J’ai cessé de m’illusionner sur mes capacités à en faire dix fois trop, source de frustration et d’énervement permanents. D’ailleurs, le psy, à mon grand étonnement, avait énoncé une notion qui m’était inconnue : j’avais, selon lui, des limites

J’ai récupéré du temps en cessant de pratiquer des hobbies névrotiques qui n’étaient qu’une torture, comme vouloir apprendre la musique alors que je suis incapable de reconnaître un son et que j’ai bien plus intéressant à faire que travailler un morceau. Un jour, il m’est apparu clairement que je devais arrêter.

Mon psy, en ouvrant des grands yeux derrière mon dos, en questionnant mes illusions et mes croyances au sujet de mon travail de mégalo, m’a aidé à oser prendre mes vacances, mes RTT*, et à pratiquer les horaires syndicaux (ce fut au détriment de ma carrière mais une carrière était-elle possible ?).

Si j’ai fait une psychanalyse, et si je poursuis mon rétablissement dans les groupes en douze étapes, c’est bien évidemment parce que j’étais terriblement névrosée et codépendante. Ainsi, le simple fait que l’autre exprime un désir, quel qu’il soit, impliquait que j’allais tout mettre en oeuvre pour le satisfaire. Et aussi j’ai perdu pas mal de temps à m’occuper de trouver des loisirs à mes proches, à relire leurs écrits plutôt que les miens.

Je sais de mieux en mieux me mordre les lèvres pour ne pas proposer une aide non sollicitée.

J’apprends aussi que les relations, qu’elles soient familiales, amicales, professionnelles, ne sont pas toutes à entretenir pour la vie…

J’ai passé toute ma jeunesse à lire des livres sur l’art du temps. Voici mes conseils pour devenir Maître en Art du Temps :

*RTT: réduction du temps de travail (jours de congés supplémentaires, en France)

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Psychanalyse treize ans plus tard

Marga, · Catégories: Changement, Psychanalyse · Étiquettes: ,

Je ne regrette pas d’avoir fait une analyse.
Oserais-je dire : Une psychanalyse est réussie à condition d’en sortir ?
Cela m’a fait beaucoup de bien d’explorer le passé, de sortir du workoholisme, de commencer à m’occuper de moi.
Cependant nous avons eu beaucoup de conflits, mon psy et moi, et je pense qu’il a fait de l’abus de pouvoir notamment en me faisant payer les séances manquées pour des raisons professionnelles.
Ce qui a aussi été le point de rupture.
J’ai tant pleuré sur le divan, et aujourd’hui, je ne me rappelle pas quand j’ai pleuré pour la dernière fois !
Sans doute une tonne de souffrance éliminée sous forme liquide !
Depuis la fin de mon analyse, je n’ai pas cessé de travailler à améliorer mon bien-être, notamment par mes groupes de parole en douze étapes.
J’ai beaucoup lu aussi, le Livre Noir de la Psychanalyse, Le crépuscule d’une idole, des livres sur le clown Lacan.
Le souvenir des premières années avec la lecture compulsive des oeuvres de Freud, m’avait laissé un sentiment de malaise terrible, un poids sur l’estomac, jusqu’à l’épisode de la chute du surmoi (fin de la deuxième année).
Je comprends mieux pourquoi maintenant que je sais que ces oeuvres ne représentent que la névrose personnelle de Freud.
Et finalement ça me convient très bien que le héros d’une période soit déboulonné.
En résumé donc, la psychanalyse est une technique qui marche, mais qui a ses limites, à associer à d’autres thérapies.
Et surtout, surtout, ne pas rester avec un psy qui ne vous convient pas.
Refuser le masochisme de se laisser martyriser par un psy.

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La psychanalyse après le livre noir

Marga, · Catégories: Psychanalyse · Étiquettes:

Un pavé documentaire… et sans haine…
La sortie de ce livre dénonçant les mensonges de Freud, l’inefficacité de la technique psychanalytique dans de nombreuses indications, la mainmise de la théorie psychanalytique sur l’enseignement de la psychologie en France, l’obscurantisme des sectateurs de Freud et de Lacan, a provoqué une levée de bouclier des psychanalystes lacaniens, et leur réponse sous la forme de l’anti-livre noir.
Ce livre noir, c’est le diable ! Comment l’approcher alors qu’on est en analyse, comment prendre le temps d’en lire les 1000 pages sans le survoler ? L’enseignement à en tirer concerne les contre-indications de la psychanalyse.

Eh oui, la tenancière de ces lieux a lu le livre et ne pourra plus jamais répondre aux questions comme avant !
Ce site est-il donc destiné à accompagner les derniers patients encore sur le divan ? Ce sera fait en dernière extrémité, en attendant, nous allons chercher à trouver, à partir de mon expérience personnelle, des éléments de réponse à la question : Comment ça marche… quand même ?

1- Le thérapeute payé, ayant un
code de déontologie, est un interlocuteur sûr à qui confier ses tracas.

2- Décider d’aller consulter un thérapeute, c’est décider de s’occuper de soi, en temps et en argent, décisions souvent remises à plus tard dans la tourmente de la vie quotidienne. C’est s’offrir un espace à soi, hors du temps, un espace de liberté et de bien être, de relaxation favorisée par le divan.

3- La possibilité d’un changement est offerte, grâce à un regard extérieur qui remet en cause des évidences ( le Pourquoi ? de mon psy), qui pointe les modes de fonctionnements conditionnés.
Le questionnement poussé aide à trouver d’autres solutions par exemple lorsqu’on ne cesse d’expliquer pourquoi une chose n’est pas possible.

4- Les insights : découvertes et prises de conscience sur un mode émotionnel de ses modes de fonctionnements et de leurs causes, permettent une progression dans le « connais-toi toi-même », et permettent aussi de se pardonner.

5- La foi dans la méthode, dûe sans doute à une méconnaissance générale du mode de déroulement d’une analyse. On y va parce qu’on y croit, et on place le psy dans une position de gourou : le sujet supposé savoir – qui va nous guérir. C’est ainsi que l’on consacre toute son énergie à son analyse, au début.

6- L’apprentissage de la liberté. L’absence de consignes outre la règle de l’association libre, qui n’est guère explicitée d’ailleurs, laisse à chacun la possibilité de faire son analyse, telle qu’il la conçoit, ou tel qu’il croit que son psy le conçoit. La possibilité de prendre son temps, d’aller à son rythme, est précieux dans une société de performance.

7- La possibilité d’aborder des questions sexuelles, puisqu’on croit que c’est ce que le psy veut entendre. Un espace où aborder des questions si présentes et si chargées de non-dits. Cela va de pair avec un certain exhibitionnisme, le fantasme de se mettre à nu sur le divan.

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